C’est bien beau de vouloir partir, encore faut-il savoir où, quand et comment !
La première question est la plus facile : en Nouvelle-Zélande.
Pourquoi ? Eh bien parce que c’est loin pardi ! Parce que c’est un pays magnifique (si vous ne voyez pas à quoi ça ressemble, refaites-vous une session Seigneur des Anneaux). C’est également un pays anglophone, et quitte à repartir de zéro, sans diplôme valable ni ticket de loterie gagnant en poche, autant le faire dans les meilleures conditions. Exit le plan « Retour à la vie sauvage » ou encore « Manuel de vie en société chez les Pygmées »… Exit aussi les pays latins, pour lesquels j’ai une affection et une attirance toute particulière, mais où il est difficile de s’intégrer sans tomber dans un club d’européens expatriés… Une société occidentale donc, mais avec toutes ses particularités (c’est une île, il ne faut pas l’oublier), son histoire, ses minorités (maoris et migrants asiatiques), sa géographie spécifique (climat tropical sur l’île nord parsemée de volcans, climat quasi arctique sur l’île sud en hiver, avec ses fjords mythiques), mais aussi sa gastronomie et ses vins de plus en plus réputés !
Quand partir ? Pour le coup, ma date de départ n’est pas ce que j’aurai fait de plus intelligent, puisque je pars un 13 janvier, en pleine saison touristique et en plein été. Un choix qui se justifie malgré tout par quelques bonnes raisons pragmatiques : une amie qui accouche en octobre, un besoin d’argent, et l’absence totale d’envie de passer un nouvel an absolument seule sur une plage déserte ou dans un trou paumé…
Comment partir ? Là ça se corse… J’essaierai de présenter tous les aspects pratiques de ce voyage et de son organisation (argent, assurance, visa, transports, logement…) dans la rubrique « Aide-toi et le ciel t’aidera ».
Pour faire court : comment se compliquer la vie en trois leçons.
Leçon n°1 : ne jamais se contenter de l’offre de base. Un visa vacances-travail (VVT, LE plan classique des gens qui veulent s’offrir une petite année sabbatique) n’est valable que 12 mois. Or je veux à la fois voyager et explorer le pays, mais aussi me donner les moyens et l’opportunité de vraiment m’intégrer et donc de travailler le plus longtemps possible pour le même employeur. Je choisis donc de combiner l’option VVT avec l’option gratuite du visa touristique de 3 mois.
Leçon n°2 : vivre au-dessus de ses moyens. Le visa touristique comporte un inconvénient majeur : pour se le voir attribué, il faut prouver que l’on ne restera pas plus de 3 mois dans le pays, billet d’avion à l’appui, sous peine de prendre le risque de se faire réexpédier à ses frais dans son pays d’origine. Petit coup d’œil sur la mappemonde : bigre que c’est loin de tout la Nouvelle-Zélande ! Le voisin le plus proche est une voisine : l’Australie, avec ses petits 1600 petits kilomètres de distance, s’impose tout à coup à ma prunelle avide… en même temps que commence à se former un projet un peu fou dans ma tête… Vous devinez quoi ?
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Et voilà comment passer d’un gentil séjour d’un an en Nouvelle-Zélande à un voyage de 18 mois en Océanie qui m’en promet des vertes et des bien mûres…
La SUPERBE carte ci-dessous, amoureusement tagguée main sur Photoshop et complètement hypothétique, permettra de vous resituer géographiquement le périple en question. On y constate une étape à Singapour, un atterrissage à Christchurch, un quadrillage intégral de la Nouvelle-Zélande, en commençant par l’île du sud, puis l’île du nord, un transfert Auckland-Sydney vers la mi-avril, une descente vers le sud de l’Australie et un passage par la Tasmanie, une brève remontée vers le cœur rouge du pays pour y admirer la fameuse montagne sacrée d’Uluru, puis un tour grossier du pays en passant par la côte ouest, relativement délaissée des touristes, jusqu’à Darwin avant de sauter probablement dans un avion direction Cairns et sa grande barrière de corail, et de redescendre toute la côte est pour repartir vers la Nouvelle-Zélande vers la mi-juillet.
NB : En orange, le trajet probable (rien n’est encore arrêté).
En noir, les villes étapes incontournables (les plus grosses quoi…)
En bleu, les trajets en avion
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