De retour a Christchurch, je me penche sur la carte du pays... Au sud de Christchurch se trouve une petite ville du nom d'Oamaru. Reputee entre autres pour sa colonie de pingouins bleus et de pingouins aux yeux jaunes (parmi les especes les plus rares au monde), elle me parait une petite excursion bienvenue pour occuper le reste de ma semaine... J'y prevois donc une etape d'une journee, un saut de puce qui me coute quand meme huit heures de trajet aller-retour. Cette journee sera en fait un fiasco quasi total. Apres avoir attrape le bus et mange trois sandwichs confectionnes a la va vite en partant de Lincoln vers 6h du matin, je me mets en route sans plus tarder vers la colonie.
Le passage oblige par la vieille ville va plus ou moins sauver ma journee : une multitude de petites boutiques anciennes sont accolees les unes aux autres, parfois entrecoupees par des ateliers d'artistes dans lesquels le passant peut librement entrer et admirer les sculptures sur bois ou pierre, ou encore les tissages a l'ancienne... Des couloirs a moitie dissimules permettent de passer d'une rue a l'autre, decouvrant au passage des "expositions" parfois inattendues...
Arrivee a la colonie, je paie mon entree (!) et me met en quete des celebres piafs censes vivre sous les maisons et traverser les routes en rang d'oignon... Oui mais le probleme, c'est qu'une fois entree, je comprends que ces saligauds ne se pointent qu'a la tombee de la nuit et que j'aurai beau scruter les rocs, les seuls pingouins que je verrai sont ceux du panneau !
Le passage oblige par la vieille ville va plus ou moins sauver ma journee : une multitude de petites boutiques anciennes sont accolees les unes aux autres, parfois entrecoupees par des ateliers d'artistes dans lesquels le passant peut librement entrer et admirer les sculptures sur bois ou pierre, ou encore les tissages a l'ancienne... Des couloirs a moitie dissimules permettent de passer d'une rue a l'autre, decouvrant au passage des "expositions" parfois inattendues...
Arrivee a la colonie, je paie mon entree (!) et me met en quete des celebres piafs censes vivre sous les maisons et traverser les routes en rang d'oignon... Oui mais le probleme, c'est qu'une fois entree, je comprends que ces saligauds ne se pointent qu'a la tombee de la nuit et que j'aurai beau scruter les rocs, les seuls pingouins que je verrai sont ceux du panneau !
Passablement enervee par cet echec, j'en profite pour faire une petite sieste en haut de la falaise... Les oiseaux a gauche, l'ocean Pacifique a droite... C'est pas mal finalement !
Au bout du compte, je n'aurai passe que 4h a Oamaru, mal mises a profit, mais j'ai desormais une bonne raison d'y retourner, puisque c'est la que vit Terry, l'un des protagonistes de mes dernieres aventures... (roulement de tambours !)
De retour a Christchurch, le week end se profile comme celui de la realisation d'un reve d'enfant : nager avec des dauphins ! Ayant convaincu mon kiwi de m'accompagner dans cette aventure, nous nous mettons en route pour Akaroa, soit disant bastion francais situe dans la Banks Peninsula deja evoquee lors de notre expedition a Lyttleton. Nous faisons une courte etape sur une plage aux airs de bouts du monde... Le temps d'embourber la voiture, de trouver quelqu'un pour nous sortir de ces graviers traitres et nous voila repartis !
Akaroa est une ville de retraites tout ce qu'il y a de plus british. Tout au plus quelques noms de rues sont en francais, souvenir du temps ou la France avait eu la bonne idee de s'installer en Nouvelle Zelande avant de deguerpir devant la perfide Albion... Pour la forme, je commande ma biere en francais, histoire d'etre chiante. Ca marche. Je suis comblee. Bientot l'heure fatidique ! Le temps n'est pas de notre cote : il fait froid et il crachine mechamment. Pas de quoi me decourager cependant ! Choisir les combinaisons de plongee est un metier en soi, exerce par une locale plutot costaude qui sait en un clin d'oeil ce qu'il nous faut... Une fois engonces dans nos matelas portables qui sont censes nous faire flotter (j'aurais plutot tendance a dire "nous aider a couler") et nous maintenir au chaud, un sourire colgate pour la photo avant le depart (que l'on achetera pas de toutes facons) et tout le monde a bord !
Le bateau secoue drolement, ce qui n'est pas du gout de tout le monde. A notre surprise, nous nous dirigeons carrement vers la haute mer... Moi qui croyait naivement que les charmantes bestioles croisaient pres du port ! Peu importe, des le premier aileron repere, je saute a l'eau. C'est froid, et la mer est bien agitee, mais je m'en cogne comme de l'an 40. En ce qui concerne les dauphins, on ne peut pas vraiment dire "nager avec eux". Au mieux, ils nagent autour de nous, et nous passons notre temps a nous retourner pour tenter de les apercevoir de plus pres. Nous avons bien un masque, mais l'eau est tellement laiteuse qu'ony voit goutte... Sean tient le coup environ une minute avant de retourner illico sur le bateau ! La combinaison eau froide plus enormes vagues ne lui reussit pas... En tout cas, ils n'ont pas menti sur la flottaison de la combinaison : impossible de nager avec ce truc en caoutchouc epais qui vous ceinture et vous etouffe ! Malgre tout, cela reste une sensation incroyable de les voir de si pres, monter a l'assaut d'une vague a un metre de soi, disparaitre sous l'eau et resurgir vingt metres plus loin en deux secondes quand on s'attend presque a les sentir contre ses jambes... Au bout d'une heure (ou deux), nous repartons vers le port. Geles. Une tasse de flotte au chocolat nous rechauffe l'espace d'un instant, puis commence la longue attente jusqu'a la douche chaude promise a l'arrivee...
De retour a la voiture, j'hesite entre etre desolee et me moquer de mon pauvre kiwi qui s'est gele les fesses pendant deux heures sur un rafiot et a paye 130 dollars pour ca... Finalement, la bonne humeur l'emporte, et apres une courte expedition sur une presqu'ile ou se situe un ancien avant-poste maori, nous finissons la journee par la rassurante portion de frites bien au chaud dans un cafe panoramique - de vrais touristes !!
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